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SACHA GUITRY 1885-1957

Les femmes ne font que des bêtises quand elles réfléchissent !

Se séparer, ce n'est pas quitter quelqu'un, c'est se quitter tous les deux.

Une femme ne quitte en général un homme que pour un autre homme - tandis qu'un homme peut très bien quitter une femme à cause d'elle.

Les meilleures leçons sont celles que l'on prend sans que les personnes à qui on les prend en soient informées.

C'est une grande erreur de croire que, parce qu'on est cocu, on a droit instantanément à toutes les autres femmes !

C'est un homme adorable ! Ça ne veut pas dire qu'on peut l'adorer - ça veut même dire le contraire - mais il est adorable !

Quand une femme est seule, elle se voit seule au monde !

Quand on a vingt ans de plus qu'une femme, c'est elle qui vous épouse.

D'ailleurs, les hommes qui s'imaginent que les femmes s'habillent pour eux sont des naïfs !... Vous ne vous habillez pas pour les hommes... vous vous habillez contre les femmes !

Ce qui m'étonne c'est que des gens puissent mal jouer la comédie - alors que, tous, ou presque tous, ils la jouent du matin au soir - et quelquefois si bien !

[En parlant de femmes] Nous avons deux moyens infaillibles de les rendre infidèles: en manquant de confiance en elles, ce qui les outrage - ou bien en ayant confiance en elles, ce qui les blesse.

Je n'aime pas beaucoup être exact... et j'adore être en avance... Jusqu'à présent, c'est le seul moyen que j'aie trouvé pour allonger la vie !

Ah ! Que c'est long, une minute... et dire que les années passent si vite !

C'est la fragilité même de notre amour qui le fait si précieux ! Si quelqu'un pouvait nous donner la certitude que notre amour est éternel... peut-être cesserions-nous de nous aimer...

Quelle est la femme qui ne juge pas qu'elle a tout sacrifié à son mari ! Quelque tendresse, quelque fortune qu'il lui ait apportées, elle aurait toujours eu davantage avec un autre homme - et au premier prétexte venu elle lui reprochera le temps qu'elle aura passé avec lui - car elle ne considère jamais que les années de jeunesse d'un homme sont aussi précieuses que les années de jeunesse d'une femme !

Les femmes n'ont pas d'âge... elles sont jeunes... ou elles sont vieilles !... Quand elles sont jeunes, elles nous trompent... quand elles sont vieilles, elles ne veulent pas être trompées !

Je crois que les femmes sont faites pour être mariées... et que les hommes sont faits pour être célibataires. C'est de là que vient tout le mal !

Si tu savais ce que c'est que d'avoir trente ans ! Il faut sans doute les avoir au moins deux fois pour le comprendre !

Comme nous sommes prétentieux avec nos enfants... nous leur donnons la vie... et nous voulons faire mieux, comme si c'était possible !

Être riche, ce n'est pas avoir de l'argent - c'est en dépenser.

Et, si j'étais le gouvernement, comme dit ma concierge, c'est sur les signes extérieurs de feinte pauvreté, que je taxerais impitoyablement les personnes qui ne dépensent pas leurs revenus.

Je me suis rendu compte qu'aussitôt qu'on connaît tout le monde, tout le monde vous connaît.

Vous savez bien qu'il est aussi difficile de faire parler une femme que de la faire taire.

Vous ne pensez qu'à celui qui vous a quittée - et vous négligez celui qui vous reste fidèle. Ah ! Vous êtes bien une femme, vous, par exemple !

Ça ne se donne pas, les leçons, ça se prend...

Voilà les femmes ! Oui... même la plus honnête s'imagine toujours que nous perdons la tête quand nous la regardons !...

Admirer, c'est aimer sans espoir de retour.... Ce n'est pas un échange...

Les femmes n'aiment pas, n'aiment jamais qu'on aime qui que ce soit, quoi que ce soit, qutant qu'on prétend qu'on les aime...

[En parlant des femmes] On peut vous battre et vous trahir et vous chasser... On peut même vous pardonner... Mais redoutons votre vengeance Quand nous commettons l'imprudence D'aller vous rire au nez !

La pauvreté a ses franchises : l'opulence a sa gêne.

Quand on dit « je le crois », c'est qu'on en est certain.

Trente années d'observation nous permettent de dire que nous connaissons les hommes... et nous les connaissons, c'est vrai - mais je m'aperçois que l'on peut connaître les hommes, sans connaître pour cela, nécessairement, les femmes.

Quand on a une opinion, on ne la chuchote pas... on la chante... ou on la crie !

C'est la seconde fois qu'elle aime, qu'une femme aime le mieux, le plus, et le plus longtemps !

Le premier homme qui s'est marié, mon Dieu, il n'y a rien à lui dire : il ne savait pas - mais, vraiment, le deuxième est inexcusable !

La fidélité n'est pas une qualité humaine. Non, une qualité dont on ne fait bénéficier qu'un seul être à la fois ne saurait être une qualité.

Il n'y a d'outrageant pour une femme qu'une chose... n'être pas désirée !

Il faut être amoureux de la femme qu'on aime. J'entends pas là qu'il faut la courtiser comme si jamais on ne l'avait eue - qu'il faut la convoiter comme si elle était la femme d'un autre. Il faut se la prendre à soi-même.

À l'égard de celui qui vous prend votre femme, il n'est de pire vengeance que de la lui laisser.

Après huit ans de vie commune, elle est partie enfin. Enfin, me voilà seul ! Je le souhaitais depuis longtemps. Je vais donc enfin vivre seul ! Et, déjà, je me demande avec qui.

Il y a des femmes dont l'infidélité est le seul lien qui les attache encore à leur mari.

Deux femmes finiront toujours par se mettre d'accord sur le dos d'une troisième.

Il y a celles qui disent qu'elles ne sont pas à vendre, et qui n'accepteraient pas un centime de vous ! Ce sont généralement celles-là qui vous ruinent.

Tromper, trahir, oui, c'est affreux - mais c'est cruel aussi que de rester fidèle, car c'est enchaîner l'autre.

Elles croient que tous les hommes sont pareils parce qu'elles se conduisent de la même manière avec tous les hommes.

On les a dans ses bras - puis un jour sur les bras - et bientôt sur le dos.

Les honnêtes femmes sont inconsolables des fautes qu'elles n'ont pas commises.

Une femme, une vraie femme, c'est une femme avant tout qui n'est pas féministe.

Abstenez-vous de raconter à votre femme les infamies que vous ont faites celles qui l'ont précédée. Ce n'est pas la peine de lui donner des idées.

Elle s'est donnée à moi - et c'est elle qui m'a eu.

Femmes, je vous adore - comme on adore une édition originale : avec ses fautes.

Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage !

Il y a des gens qui augmentent votre solitude en venant la troubler. Loin de la partager ainsi qu'ils le prétendent, ils la doublent au contraire - et, même, ils la corrompent en y mêlant la leur.

Redouter l'ironie, c'est craindre la raison.

Il y a des gens qui parlent, qui parlent, qui parlent - jusqu'à ce qu'ils aient enfin trouvé quelque chose à dire.

Le peu que je sais, c'est à mon ignorance que je le dois.

Si vous croyez que ce n'est pas parler de soi que de donner son opinion sur autrui !

Je conviendrais bien volontiers que les femmes nous sont supérieures - si cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales.

Ce qui, probablement, fausse tout dans la vie, c'est qu'on est convaincu qu'on dit la vérité parce qu'on dit ce qu'on pense.

Quand une oeuvre d'art vous donne le vertige, souvenez-vous que ce qui donne le mieux encore le vertige, c'est le vide.

Vous me jugez sur mes réponses ? Si vous croyez que je ne vous juge pas sur vos questions !

Non, non - n'être jamais parmi ceux qui haïssent. Tâcher d'être plutôt parmi ceux que l'on hait - on y est en meilleure compagnie.

On s'imagine que l'on vit avec sa femme. C'est ça qui n'est pas vrai ! On ne vit pas avec sa femme. Non. On vit avec une femme.

Chaque acte de la vie est comme un petit drame Et le tout à la fin n'est qu'une comédie.

On se souvient Toujours si mal de ceux qui vous ont fait du bien !

Je n'aime pas ces médecins qui ont toujours l'air de venir de sauver quelqu'un... et qui s'imaginent volontiers que les malades cessent de souffrir à l'heure où ils cessent leurs visites !

Ne cherchez pas des gens qui vous donnent des conseils... regardez plutôt ceux qui vous donnent des exemples...

N'épouse pas une femme qui a vingt ans de moins que toi... car c'est courir deux risques : qu'elle te quitte... ou bien qu'elle reste !

La plus grande des solitudes, c'est de se trouver en face d'une personne qui ne pense pas la même chose que vous.

Nous éprouvons le besoin périodique de reprendre notre liberté, sans jamais nous rendre compte que c'est toujours pour l'aliéner... car nous passons notre vie à changer de prison, jusqu'au jour où nous rencontrons le geôlier de nos rêves !

Quand l'un des deux s'en va, c'est que l'autre s'ennuie. Et quand l'autre s'ennuie c'est qu'il est malheureux. Or, lorsque l'un est malheureux, le devoir de l'autre est de l'abandonner... afin qu'il soit moins malheureux.

Méfiez-vous des femmes qu'on épouse car celles qui ne vous trompent pas... vous le reprochent toute leur vie... comme si c'était de votre faute... alors que, le plus souvent, ce n'est même pas de la leur !

Arthur.- Où sont mes lunettes ? Honoré.- Là, Monsieur... Arthur.- Il m'en faudrait deux paires... l'une pour trouver l'autre...

Manger... tu ne penses qu'à manger ! Arthur.- Non... mais enfin, c'est la seule chose que je sois à peu près sûr de pouvoir faire deux fois par jour !

S'il n'y avait que des gens qui se conduisent mal.... à quoi est-ce qu'on reconnaîtrait ceux qui se conduisent bien ?

Il paraît qu'on passe la moitié de sa vie à vouloir des choses qui sont faites pour les autres !

C'est une grave erreur de croire que plus on est beau, plus on plaît aux femmes. Combien en ai-je vu de femmes qui trompaient des hommes beaux avec des hommes laids !... Pour avoir des femmes, ah ! c'est bien moins compliqué qu'on ne pense... Pour plaire aux femmes, il faut tout simplement s'en occuper...

Il arrive un âge où tout à coup l'on s'aperçoit que le physique que l'on a ne correspond plus très bien aux habitudes que l'on prend, aux idées qui vous viennent, aux sentiments que l'on éprouve...

On croit que le bonheur c'est d'être bien portant, Alors que l'important C'est de cesser d'être malade !

Car il faut adorer les femmes pour avoir le droit d'en parler - puisque parler des femmes c'est en dire du mal. Et c'est en dire du mal pour la bonne raison que quand on dit du bien de quelqu'un ou de quelque chose on en a tout de suite fini. Donc, dire du mal des femmes c'est vouloir en parler longuement - pour bien marquer l'importance qu'elles ont et la place considérable qu'elles tiennent dans notre existence !

Car il est à noter qu'on met la femme au singulier quand on a du bien à en dire - et qu'on en parle au pluriel sitôt qu'elle vous fait quelque méchanceté.

Toutes, elles sont à foutre dans le même panier. Et on en arrive même un jour à se demander pourquoi on en change !

C'est une question qu'on se pose, en effet, au moment où on les quitte, tellement elles se ressemblent à cette minute-là. Ce qui les sauve, c'est qu'elles nous paraissent différentes à l'heure où les prend.

Vous savez fort bien que quand on a tellement à se plaindre de l'autre, c'est qu'on n'est pas content de soi.

Combien de gens se croient tout permis dans leur ménage, sous prétexte qu'ils sont fidèles !... Or, ça ne leur donne pas le droit d'empoisonner la vie de l'autre - et je ne sais pas jusqu'à quel point n'importe qui peut se permettre d'être fidèle !... Il faut que ce soit un privilège. Être fidèle, c'est, bien souvent, enchaîner l'autre.

Pourquoi se marie-t-on, d'ailleurs ?... Pour pouvoir divorcer un jour.

Ce qui ennuie les imbéciles, ce n'est pas qu'on soit vaniteux - c'est qu'on ait des motifs de l'être, car eux le seraient à notre place !

Redoutez les effets du vin, mais observez pourtant qu'il y a beaucoup plus de vieux ivrognes que de vieux médecins.

Il y a des femmes qui ne sont pas faites pour être fidèles... il y en a même énormément... il paraît même qu'il y en a trop...

Rien n'est plus réfrigérant que de dire « vous » à quelqu'un qui vous tutoie.

Trente années d'expérience médicale m'ont enseigné que lorsqu'un être - homme ou femme, d'ailleurs - envisageait, admettait la mort prochaine de quelqu'un... et s'y résignait, c'est qu'il était... à « ça » de la souhaiter !

Une femme qui s'en va avec son amant n'abandonne pas son mari : elle le débarrasse d'une femme infidèle.

Je crois, moi, que ce qui fait rester les femmes, c'est la peur qu'on soit tout de suite consolé de leur départ !


lundi mai 7, 2001 12:05