Musique Andalouse : Tlemcen

Nous voici à Tlemcen, en 1236. La cité accueille 50.000 cordouans musulmans refoulés par la reconquista. Ainsi échoit aux BENI ABDELOUAD, l'héritage de ABOU EL HASSEN ALI IBN ENNAFI, dit ZIRYAB et sa magie.

Magie d'une soirée au palais, avec ses marches, jardins et bruissement des jets d'eau, froufrou des ailes d'oiseaux nichant dans les feuillages, taisant, leurs chants pour apprécier, ravis. Magie d'une source dans le patio de la grande maison familiale à l'occasion d'une noce. Les invites s'installent, précédant l'arrivée de Moulay El Malik.

La nouba développe alors son prélude, El Mechalia, les instruments se cherchent, et puis fusionnent. Le roi de la soirée fait son entrée et la Touchya, ouverture musicale magistrale développe la ligne mélodique de la nouba, puis successivement s'enchaînent, sur un rythme de plus en plus alerte, un adagio majestueux, dédié au roi. le mecedder avec sa partie chantée, un second adagio, lc betaihi au mouvement lent, un tempo modéré, le derj, précédé d'une introduction musicale ; une mélodie légère et rapide dont la musique épouse la ligne mélodique vocale, l'inçiraf; enfin un final dont le tempo alerte incite à la danses, l'inkhilass.

Elle a universellement dominé durant les siècles du faste hispano-mauresque, rehaussée le prestige des royaumes de Tlemcen, traversé la période ottomane, résisté à l'occupation française. La musique de ZIRYAB est toujours là, dans les cœurs et dans les âmes des fils de Tlemcen, et Tlemcen lui rend cet amour en conservant cette fleur incomparable sans retouches ni altérations ; pour l'éternité tant l'art est éternel.

Flûtes, tambours et cymbales, luths, cithares, rebebs et violons, exécution sans fioritures ni improvisations instrumentales et vocales, respect de la ligne monophonique, c'est là toute l'école de Tlemcen, héritière de ZIRYAB.

 

Musique Andalouse : Le haouizi

Greffé sur la musique andalouse, le haouizi, musique populaire citadine doit sa notoriété à tous artisans, poètes et musiciens de génie, Bentriki, Bensehla, Ben M'saïb.

Eux, et tant d'autres encore, ont chanté et chanteront avec les mots simples de tous les jours, les joies et les peines, l'espoir et le désarroi, l'amour et l'inimitié, la solitude et les retrouvailles, l'exil et le retour, l'ivresse de la jeunesse et la rédemption, et tous, pardessus tout, I'attachement à "leur cité", son eau, son air, la manière de se voiler de ses femmes, que l'on ne trouve nulle part ailleurs qu'à Tlemcen El Alia.

Le RaïA l'origine, les vieux sages des villages algériens donnaient leur avis ("rai") aux habitants venus chercher conseils. Le rai dit traditionnel est apparu au siècle dernier à Oran, hérité de différentes formes de poésie: Une voix abîmée par les cigarettes et l'alcool sur fond de darbouka et de flûtes de roseau.

Fusionnant avec les influences égyptiennes et françaises, les instruments traditionnels sont peu à peu remplacés par de plus modernes et électrifiés.

La rencontre en 1974 du trompettiste Messaoud BELLEMOU et du jazzman Safi BOUTELLA marquera la naissance du pop rai. Quelques années plus tard, la nouvelle génération du raï, les chebs introduisent le synthétiseur et la boite à rythmes.

L'Algérie, prise dans ses contradictions, entre archaïsme et modernité, n'avait pas prévu l'explosion de ce phénomène. Une jeunesse, qui a soif de vivre, le hurle dans des chansons quasi libertines dans lesquelles l'amour et la fête reviennent comme des leitmotivs."

 

La musique malouf

Dans l’oreille d’un mélomane avisé le Malouf est synonyme de chanson classique de Constantine ville de l’Est algérien qui vue la naissance d’un chanteur célèbre Enrico Macias imprégné de cette riche musique qui déteint sur la tonalité de plusieurs de ces chansons,néanmoins El hadj Tahar Fergani reste le plus grand maître de la chanson malouf qui ressemble quelque peu au chaabi algérois avec une variante au niveau des instruments et du rythme.

La musique Sahraouie

La musique Sahraouie est à l’origine une musique bédouine, à l’époque les bédouins composés leurs partitions en surveillant leurs troupeaux dans l’immensité du désert où la beauté des sites ne pouvait que pousser à l’inspiration et à la composition de textes rêveurs d’une grande richesse.

Lors des marchés les gens s’attrouper autours des cheikhs qui s’adonnaient à des poésies riches en textes et en mélodies accompagnées de sons de flûtes et de bendirs. Certaines de ces chansons ont été reprise comme base d’autres variétés de la musique Algérienne.Khelifi Ahmed , Bar Amar , Rah tahar , Bachir Sahraoui sont quelques noms de la musique sahraoui

La chanson kabyle

La chanson kabyle découle et prends sa sève entre autre de divers contes et poésies millénaires jusque là transmis oralement de génération en génération.

Une grande variété de sujets y est traitée allant de la chanson d’amour aux berceuses pour enfants en passant par les sujets traitant de la condition de vie de l’émigré, malaises sociaux (logement, mariages, chômage, etc...).

Sur le plan purement artistique cela va d’un orchestre compose d’une guitare sèche à la troupe dotée d’une armada d’instruments de nouvelle génération les plus sophistiqués. La chanson kabyle à pris un essor qui a dépasser les villages montagneux de Kabylie pour s’exporter à travers le monde, notons que certaines ont été traduites en diverses langues étrangères où beaucoup de chanteurs kabyles donnent des concerts.

Slimane Azem, Kamel Hamadi , Henifa ,Cherif Kheddam , Ait Menguelet, Idir, Karima, Djamel Allam et bien d’autres sont quelques personnalités qui ont marqués leur époque et leur noms dans le vaste répertoire de la musique kabyle.

La musique chaoui

La musique chaoui est un mélange de musique sahraoui avec un peu plus d’instruments et un rythme plus soutenu et dansant, le célèbre Aissa El djermouni fut le premier arabe, avant la diva Oum Keltoum à ce produire sur la mythique scène de l’Olympia.

Notons aussi que ses œuvres ont fait l’objet de thèses universitaires en occident ce qui prouve l’intérêt apporté par cette catégorie de musique Algérienne à travers le monde.
Il se dit aussi qu’il fut appel à ce dernier par un sourd afin de retrouver ses facultés auditives.

Quelques émergences de cette musique apportèrent une touche de modernismes avec des instruments de nouvelle génération. Ali El Khenchli, Hadj Bouragaa , Djenia Khaled , Teldja, Zoulikha …sont quelques noms de la musique chaoui.


Samiha+amina

Cm1


novembre 18, 2004 12:25 PM